Allons-nous vers la fin du soutien-gorge ?

Publié le par Sophie

Allons-nous vers la fin du soutien-gorge ?

Le soutien-gorge tel qu'on le connaît aujourd'hui est le fruit de nombreuses évolutions mais deux grandes inventions en sont à l'origine. En 1889, Herminie Cadolle, une ouvrière féministe révolutionnaire crée le "corselet-gorge" et le présente à l’Exposition universelle. Appelé "Bien-Être" par sa créatrice, il est en rupture totale avec le corset porté à l'époque... Dans la même démarche, Mary Phelps Jacob imagine, en 1913, le premier soutien-gorge avec deux triangles en tissu de lin reliés ensemble.

Le soutien-gorge était considéré alors comme une véritable révolution car il apportait un confort et une liberté de mouvement inédits aux femmes emprisonnées dans leur corset trop serré, source de douleurs, de déformation des organes et empêchant les gestes les plus simples comme de marcher, courir ou s’asseoir par exemple. Si cet accessoire conçu comme un objet d'émancipation est devenu incontournable à partir des années 1920, il est aujourd'hui perçu comme un symbole d'oppression et de contrainte sociale.

Le mouvement du "no bra" (de l'anglais "sans soutien-gorge") né aux États-Unis dans les années 1960 a séduit les femmes de par le monde pour des questions de confort bien sûr mais pas seulement... En effet, en tant que militante féministe convaincue, on ne peut que protester contre ce carcan que la société nous impose.

Pendant le(s) confinement(s) à cause du Covid19, ce mouvement a pris de l'ampleur. Selon un sondage de l'Ifop, 1 femme de 18 à 24 ans sur 5 a arrêté de porter un soutien-gorge durant cette période. Débarrassées du poids des regards extérieurs et de toute forme de jugement, elles ont pu abandonner le soutien-gorge et gagner en confort. Car il faut dire que porter un soutien-gorge peut faire mal ! Marques rouges sur la peau, irritations, mycoses sous les bras, réactions allergiques, armatures inconfortables, effet garrot avec l'impression de ne pas pouvoir pleinement respirer... autant de sensations désagréables dont on se passerait bien !

Pour ma part, ça fait bien longtemps que j'ai laissé tomber le soutien-gorge, bien avant le confinement ! Je suis d'abord passée aux brassières sans armatures (merci mon Dieu) et finalement je n'en mets plus que l'été lorsque je porte des robes et des tenues plus aérées. Ça me fait faire des économies et c'est bien plus confortable...

Évidemment, lorsqu'on a une poitrine généreuse ou que l'on pratique un sport, porter un soutien-gorge assure un certain maintien et augmente le confort. Si l'on a longtemps cru que le fait de ne pas porter de soutien-gorge entraînait la dégénérescence des muscles et ligaments du système tenseur, il a été démontré au début des années 2000, que la réalité était toute autre. En effet, au bout d'un an sans soutien-gorge, le sein se réadapterait tout seul et le système tenseur ferait enfin son travail !

Pour conclure, le fait de porter ou non un soutien-gorge relève du choix de chacune d'entre nous et ce sans avoir à subir de remarques désobligeantes. Qu'on ait une poitrine menue ou généreuse, qu'on préfère se sentir libre comme l'air ou qu'on ait besoin d'être soutenue, il n'appartient qu'à nous de décider.

Source : www.sloweare.com/le-no-bra-2020-fin-des-soutiens-gorge

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