Pour ou contre les jeux vidéo ?

Publié le par Sophie

pixabay.com

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Trop violents, mauvais pour la santé et l'équilibre psychique, addictifs, sources de stress, créateurs de solitude, de sociopathes préférant le virtuel à la vraie vie, d'inadaptés sociaux... Voilà le genre de choses que l'on peut entendre à droite et à gauche mais que doit-on en penser réellement ?

Serge Tisseron, psychiatre et psychanaliste, auteur du livre "Qui a peur des jeux vidéo" paru en 2008 a étudié la question et leur prête 4 atouts majeurs pour les adolescents.

- les jeux vidéo détournent l'attention. Ainsi, ils font oublier les peines de cœur, les mauvaises notes, disputes et autres problèmes et incertitudes par exemple. Même si ce n'est que pour quelques instants, les adolescents se sentent mieux !

- les jeux vidéo aident à quitter l'enfance. Les jeux de rôle permettent au jeune de se projeter dans l'avenir, de vivre virtuellement des situations qu'il rencontrera plus tard (s'installer dans un appartement, choisir un métier, vivre en couple, avoir un enfant...). Les jeux vidéo fondés sur la prise de risque lui permettent, en outre, de vivre des sensations extrêmes, de se séparer de ses parents et de vivre en tant qu'individus autonomes.

- les jeux vidéo sont un laboratoire pour se construire. En effet, les jeux nécessitant la création d'un avatar permettent de se forger une identité. C'est pour l'adolescent l'occasion de se pencher sur les différentes facettes de sa personnalité sans avoir à en rejeter aucune.

- les jeux vidéo développe une agilité intellectuelle. Le joueur développe, en effet, des capacités à faire face à l'imprévisible (réflexes accrus, développement de l'intelligence visuelle et spatiale, rapidité de décision face à une situation, un problème, se repérer plus facilement).

J'aime le point de vue de Serge Tisseron car pour une fois, on arrête de diaboliser les jeux vidéo.

Bien sûr, il convient de rappeler aux parents qu'il faut surveiller le temps passé par les adolescents devant leurs écrans. Pour que ces avantages soient au rendez-vous, le temps de jeu doit rester entre 5 et 10 heures par semaine au maximum sans empiéter sur les autres activités essentielles dans l'enfance ou l'adolescence tel que le sport ou la fréquentation d'amis.

Le psychiatre insiste, en outre, sur l'importance de l'implication des parents, de la discussion et de l'échange plutôt que la privation pure et simple des jeux vidéo. Les adolescents doivent comprendre que le jeu n'est qu'un jeu, que les règles sont différentes dans la vraie vie et qu'il faut savoir prendre des décisions, des initiatives dans les jeux vidéo pour ne pas se laisser dominer par la console.

Source : Dossier Les enjeux du jeu - L'école des parents (n°605 décembre 2013) & Psychologies Magazine (janvier 2011)

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