Pourquoi bâillons-nous en voyant notre voisin bâiller ?

Publié le par Sophie

Le grand bâilleur - Jean-Jacques Lequeu (Wikimedia commons.org)

Le grand bâilleur - Jean-Jacques Lequeu (Wikimedia commons.org)

Le bâillement, comportement physiologique réflexe banal existe chez l'homme ainsi que tous les mammifères, reptiles et poissons depuis toujours.

Associé à la fatigue, la faim, l'angoisse et surtout à l'ennui, ce geste que l'on répète environ 250.000 fois dans sa vie (soit environ 5 à 10 fois par jour) assure l'oxygénation du cerveau, joue un rôle de stimulateur-réflexe de la vigilance et participe à la thermorégulation de l'organisme.

Des bâillements trop fréquents ou anormalement rares peuvent être associés à certaines pathologies cérébrales neurologiques (ils disparaissent chez les patients atteints de la maladie de Parkinson par exemple).

Le phénomène de la contagion du bâillement, également appelé "échokinésie" est propre à l'homme et aux primates les plus proches de l'homme (chimpanzés) capables d'imitation et d'empathie. Il semble, en effet, que l'empathie soit la clé du mystère qui explique pourquoi un individu bâille lorsqu'il voit quelqu'un bâiller !

Le bâillement n'est donc pas une action réflexe mais une sorte de "communion empathique" avec son prochain reflétant la capacité de comprendre les sentiments, émotions d'autrui. Ce comportement mimétique fonctionne d'autant mieux si les personnes ont un lien empathique qui les connecte entre elles (parents, amis, connaissances) alors qu'une personnalité schizoïde ou autiste ne sera pas en mesure de reproduire de bâillement...

Vu comme ça, on comprend mieux, non ?

Source : wikipedia.org

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